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Andrés Iniesta : Un maître à jouer qui semble inarrêtable

Dans le football, certains joueurs ont une influence planétaire et savent conjuguer la qualité de leur jeu avec une durabilité extraordinaire. Certainement le fruit d’une hygiène de vie particulièrement rigoureuse et de nombreux sacrifices, ces stars prouvent au monde footballistique que la carrière d’un joueur n’est pas une question de temps, mais bien une question de volonté. Andrés Iniesta évoque tous ces critères : longévité, hygiène de vie, sérieux, sans parler du fait qu’il a révolutionné le jeu de milieu de terrain par sa facilité. Une vision de jeu exceptionnelle, un style efficace, des passes millimétrées et tranchantes – il représente un modèle de talent à travers ses saisons régulières, ses trophées et son humilité. Ayant rafflé tous les trophées partout où il est passé, Andrés Iniesta est l’un des meilleurs milieux de terrain au monde. Mais malgré le succès et les récompenses, l’intéressé ne semble pas s’essouffler et offre désormais ses talents à la ligue japonaise dans son club de Vissel Kobe. À 37 ans, et avec 37 titres (officiels) à son actif, c’est un modèle de longévité ; un maître à jouer inarrêtable.

Iniesta et le Barça, une relation particulière

Arrivé au club légendaire du FC Barcelone à l’âge de 12 ans, le joueur est intégré à la Masia suite à des performances remarquées lors d’un tournoi national. Il accède à l’équipe B en 2000 avec laquelle il jouera une dizaine de matches. Mais c’est la saison 2001-2002 qui marquera le premier tournant de la carrière du joueur, avec 33 rencontres en championnat et deux buts inscrits. Ses débuts avec l’équipe première auront lieu sous la supervision de Louis Van Gaal durant la rencontre de Ligue des Champions face à Bruges, et son temps de jeu augmentera peu à peu jusqu’en 2003. En difficulté en Liga, le club catalan offre sa confiance à Andrés en 2004, année durant laquelle il participera à 17 matches pour terminer second de la ligue espagnole. À partir de ce moment-là, la machine est lancée. Participant de plus en plus au succès de son équipe et prenant une place de plus en plus importante, il enchaîne les performances de qualité pour finalement devenir le joueur extraterrestre connu de tous.

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Il jouera avec son club de cœur plus de 660 matches (dont 456 victoires), réalisera 141 passes décisives, remportera 31 titres et inscrira même 57 buts. Lors d’une rencontre face à Getafe en 2013, il établira son record de passes réussies dans un match avec 132 unités… Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Championnat, Coupe du Roi, Supercoupe, ou encore Coupe du Monde des Clubs : rien ne lui résiste.

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Une référence pour l’équipe nationale espagnole

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Un joueur réalisant d’excellentes prestations avec son club devient une référence. Mais s’il réussit en plus à tirer son équipe nationale vers le haut en allant chercher des trophées internationaux, il devient une légende. Andrés Iniesta découvre la sélection de la Rojita en 2001. Il y remporte successivement l’Euro 2001 contre la France, puis l’Euro des moins de 19 ans face à l’équipe allemande. L’événement majeur de la carrière en sélection nationale du joueur aura lieu en 2006 lorsqu’il est appelé à rejoindre la Roja pour la Coupe du monde. Il y réalisera des prestations de haute volée, mais sera éliminé face à une équipe de France comptant sur un excellent Zinédine Zidane. « Don Andrés » obtiendra justice puisqu’il sera l’un des acteurs principaux du triplé historique de l’Espagne avec les victoires successives : Euro 2008 – Coupe du monde 2010 – Euro 2012. Respectivement, il est élu dans le 11 idéal de la compétition de 2008, homme du match de la finale de la compétition mondiale et meilleur joueur de la coupe européenne en 2012.

Depuis son départ, l’équipe espagnole éprouve bien des difficultés à combler le vide. Les milieux se succèdent, mais les résultats dépérissent et le manque du virtuose espagnol se fait ressentir. Preuve en est, les bookmakers des paris foot estiment au 14 juin que la Roja n’atteindra pas les demi-finales, en établissant une côte à 2.62… Alors, à quand un nouvel Iniesta à la Roja ?

Un modèle de longévité

À présent dans le club de Vissel Kobe au Japon, Andrés Iniesta éclabousse le pays du soleil levant de son talent et ne compte pas faire une croix sur les récompenses. Pour preuve, il a remporté la Coupe de l’Empereur en 2019 et la Supercoupe du Japon en 2020. De quoi donner des idées à certains ? Pas impossible ! Ses prestations de très haut niveau ne diminuent pas. Il participe à plus de 20 matches par saison, a délivré 15 passes décisives et marqué 13 buts depuis son arrivée dans la J-League, et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin puisqu’il vient de prolonger son contrat jusqu’en 2023.

Comme indiqué par Onze Mondial, Andrés Iniesta n’a pas fini de régaler les amoureux du beau jeu. Après des années divines avec le FC Barcelone et l’équipe nationale, le joueur espagnol continue les performances de haut niveau de l’autre côté du globe. Plus qu’un joueur légendaire et une référence dans son style de jeu, Andrés représente tout ce que devrait être le football : du beau jeu, de l’humilité et du talent.

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